PSMIR : Pouvez-vous nous donner un aperçu du travail de Jumpstart Refugee Talent?
Darrell : Jumpstart est bien plus qu’un simple organisme : c’est une communauté internationale dirigée par des réfugiés qui œuvre pour leur inclusion économique. Basé à Toronto, avec des bureaux au Canada et à l’international, Jumpstart connecte les réfugiés, demandeurs d’asile et personnes déplacées à des emplois significatifs et encourage l’entrepreneuriat. Leur objectif est aussi de faciliter la mobilité et l’intégration dans de nouvelles communautés.
PSMIR : Comment vos différents volets — préparation à l’emploi, accès à l’emploi et entrepreneuriat — s’articulent-ils?
Darrell : Tout est pensé en synergie. Jumpstart accompagne les réfugiés pour bâtir leur CV et leurs compétences, les met en contact direct avec des employeurs, et soutient aussi ceux qui souhaitent lancer leur propre entreprise. Cette approche intégrée aide à transformer leurs ambitions en succès concrets et durables.
PSMIR : Quels sont les obstacles les plus fréquents pour les réfugiés qui veulent travailler au Canada?
Darrell : Le principal défi? Un écart entre attentes et réalité. Beaucoup s’appuient sur leurs expériences passées et sous-estiment le temps et l’effort nécessaire au Canada. La discrimination est une réalité, mais les réussites viennent à ceux qui planifient stratégiquement, réseautent, et persévèrent sans se contenter d’emplois précaires.
PSMIR : Quel impact l’emploi significatif peut-il avoir sur la santé mentale et le bien-être?
Darrell : Un emploi, ce n’est pas qu’un salaire. C’est un pilier de bien-être mental. Il donne un sens, renforce l’estime de soi, apporte stabilité financière et sociale. Par là, il développe aussi des compétences émotionnelles et sociales clés, parfois comparables à celles travaillées en thérapie.
PSMIR : Q : Comment travaillez-vous avec les employeurs pour surmonter les barrières à l’embauche?
Darrell : Jumpstart adopte une approche en double-clients : réfugiés et employeurs sont partenaires. Le dialogue et les récits personnalisés remplacent les présentations standardisées, pour aligner le profil des réfugiés sur les besoins stratégiques des entreprises et bâtir des milieux inclusifs.
PSMIR : Comment mesurez-vous le succès à long terme des réfugiés accompagnés par Jumpstart?
Darrell : Le suivi à long terme est récent chez Jumpstart, qui recontacte désormais les clients un an après leur embauche. Les données du HCR confirment que la majorité des réfugiés prospèrent et accèdent à la classe moyenne en 5 ans, contribuant durablement à l’économie canadienne.
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