Ignorer les commandes du Ruban
Passer au contenu principal
Naviguer vers le haut
EnglishFrancais
schizophrenia_information_guide Centre de toxicomanie et de santé mentale

 

Le retour à la maison : Les préoccupations de la famille

La Schizophrénie: Guide d’information

Les besoins et les désirs exprimés par les familles

Au retour de l’hôpital, les personnes atteintes de schizophrénie et leur famille ont beaucoup de difficultés à surmonter. Voici ce qui a le plus aidé certaines familles lorsque les malades sont retournés dans la communauté :

  • Lire des journaux et des livres sur la schizophrenie
  • Parler avec le malade pour en apprendre davantage sur la maladie
  • Obtenir le soutien d'autres membres de la famille
  • Obtenir du soutien pour la gestion de cas
  • Participer aux réunions d'un groupe d'une société de schizophrénie
  • Trouver un emploi à la personne schizophrène
  • Le personnel de l’hôpital et le médecin de famille
  • Garder un bon sens de l’humour
  • Le soutien des services de police

Les sources de stress après le congé de l’hôpital

Certains symptômes peuvent persister chez les personnes qui sortent de l'hôpital après une phase active de schizophrénie. Elles peuvent se replier sur ellesmêmes, préférant passer beaucoup de temps seules. Elles peuvent être préoccupées par leurs propres pensées et fantasmes et, de ce fait, avoir beaucoup de difficulté à se concentrer. Elles peuvent négliger de soigner leur apparence. Elles peuvent aussi dormir le jour et rester debout la nuit. Souvent, elles n’ont plus d’intérêt et d’énergie pour les activités qu’elles aimaient auparavant. Elles peuvent détester qu’on leur rappelle les routines quotidiennes.

Ces comportements et ces attitudes peuvent vous causer énormément de stress. Pour cette raison, il est important que vous trouviez le moyen d’amener le malade à assumer ses responsabilités. Il est utile de fixer des attentes raisonnables et d’adopter une approche structurée pour accomplir les tâches nécessaires.

Contacts sociaux

Il n’est pas rare que les personnes atteintes de schizophrénie se sentent mal à l’aise en présence d’autres gens, surtout si elles se rétablissent des effets d’une phase active de la maladie. Elles peuvent avoir beaucoup de difficulté à établir des contacts interpersonnels pour toutes sortes de raisons, entre autres, parce qu’elles ont peur des gens, qu’elles manquent de confiance ou qu’elles se sentent inférieures aux autres ou différentes des autres. Il est essentiel que vous compreniez ces problèmes, mais vous devriez aussi mettre l’accent sur l’importance des contacts sociaux pour sa santé. Il est bon d’encourager le malade à faire de son mieux et de l’aider à structurer ses interactions. Le simple fait de poursuivre les activités familiales ordinaires aide le malade à supporter de mieux en mieux les interactions avec les autres.

Trouver le rythme idéal

Il faudra un peu de temps pour que vous et votre parent atteint de schizophrénie rouviez un rythme de vie qui facilite le rétablissement.Vous risquez souvent d’être « désynchronisés », l’un ou l’autre avançant trop lentement ou trop rapidement dans son adaptation. Pour se « synchroniser », il sera peut-être utile que tout le monde s’entende sur une routine quotidienne qui inclut les éléments de la responsabilisation, des activités et des contacts sociaux.

Pour aider, vous pouvez vous montrer réceptif et soutenir le malade dans les efforts qu’il fait pour rebâtir sa vie. Le fait de reconnaître que chacun a sa façon de faire les choses évitera les désaccords sur la « bonne » façon de faire les choses. Les remarques concernant les comportements inacceptables seront mieux accueillies si elles sont faites simplement. Il est bon de mettre l’accent sur le positif. Il est possible que vous ayez à accomplir plus de tâches au début, mais cette situation changera à mesure que le malade se rétablira.

Relations de famille

L’adaptation à la schizophrénie peut soulever une foule de problèmes et de besoins, selon les relations qui existent entre la famille et le malade. Par exemple, les enfants dont un parent est atteint de schizophrénie seront probablement confus et troublés par le changement de comportement du parent. Ils peuvent se sentir effrayés, blessés ou honteux. Lorsque la schizophrénie affecte un enfant, les parents se sentent souvent coupables et accablés.

Les besoins des frères et soeurs sont souvent négligés. Comme les parents, les frères et soeurs peuvent se sentir coupables. Très souvent, ils ont peur de devenir malades eux aussi. Le counseling familial peut aider tous les membres de la famille à exprimer leurs besoins et à apaiser leurs inquiétudes.

La vie de couple

Le soutien est vital au bien-être des personnes atteintes de schizophrénie. Il est très important que les couples dont l’un des partenaires est schizophrène trouvent des façons de maintenir et d’exprimer l’affection qu’ils ont l’un pour l’autre. Le partage des tâches est primordial dans les relations proches. Si le couple s’entend sur les tâches que le partenaire malade assumera à mesure qu’il se rétablira, il pourra continuer de fonctionner. Si le malade ne peut pas remplir le rôle de confident, l’autre partenaire devrait chercher d’autres sources de soutien, chez les membres de la famille, par exemple. Si les couples éprouvent constamment des difficultés, ils devraient envisager de suivre une thérapie de couple.

La famille a besoin de vivre elle aussi

Vous avez besoin du soutien de parents et d’amis pour bien vous adapter à votre nouvelle situation. Vous devez garder à l’esprit que chaque membre de la famille est important et que chacun a ses propres besoins. Il vous faut trouver un équilibre. Cet équilibre variera selon les circonstances de votre vie. Si vous ne prenez pas de temps pour vous-même, vous risquez de vous épuiser.D'autres personnes, comme des amis, des thérapeutes et des membres du clergé, sont souvent prêts à aider. Il est souhaitable de faire appel à eux lorsque le besoin s’en fait sentir.

Les désaccords

De temps à autre, vous et votre parent malade ne serez pas d’accord. Pour régler ces différends, le mieux est de demander au malade de donner son point de vue et mettre au clair tout manque de compréhension. En énonçant ses idées et ses sentiments calmement et de façon réaliste, les chances de régler les divergences d’opinions de façon constructive sont meilleures. Il ne sert à rien de consentir à des exigences déraisonnables par sympathie ou par crainte.

L'agressivité

La plupart des personnes atteintes de schizophrénie ne feront jamais de mal à personne. En fait, elles ont plutôt tendance à être timides. Il arrive toutefois qu’elles lancent parfois des menaces ou qu’elles portent des coups pour réagir à des hallucinations et à des délires, ce qui peut, bien sûr, étonner et effrayer leur entourage. L’agressivité envers les autres signifie souvent que le malade pense que les gens lui sont hostiles ou qu’il se sent coincé ou piégé.

S’il est perturbé, il ne faut pas banaliser ce qu’il ressent, ni l’agacer, l’insulter ou le harceler. Il ne faut pas non plus essayer de se rapprocher de lui émotivement ou physiquement. S’il fait des menaces violentes, faites preuve de calme et prenez les mesures nécessaires pour vous protéger. Vous aurez peut-être besoin de l’aide d’amis, de voisins ou de la police. Le thérapeute doit être informé de tout comportement agressif et pourra probablement vous conseiller des façons de prévenir ou de désamorcer des situations semblables à l’avenir.

Vous, de même que les personnes atteintes de schizophrénie, pouvez apprendre des façons constructives de composer avec la colère et les conflits. La rencontre de thérapeutes peut vous apprendre comment prévenir les épisodes de violence à l’avenir. Certains hôpitaux et cliniques externes offrent des programmes d’éducation pour aider les familles à acquérir des stratégies d adaptation et de communication.

La dépression et les tentatives de suicide

Certaines personnes atteintes de schizophrénie se sentent déprimées, peu attachantes et désespérées. Il arrive à l’occasion qu elles pensent sérieusement à se suicider. Cela arrive surtout chez les jeunes hommes au cours des cinq premières années de la maladie. Les pensées suicidaires pourraient aussi être des signes de rechute. Les personnes qui pensent au suicide en parlent souvent. Il faut prendre ces idées au sérieux et en discuter avec le thérapeute du malade. S’il est impossible d’entrer en contact avec le thérapeute, emmenez alors la personne au service d’urgence de l’hôpital où elle a été traitée auparavant, ou à l’hôpital général ou psychiatrique le plus près. Le risque de suicide peut rendre les membres de la famille trop prudents. Ou encore, il arrive que les familles sous-estiment ce risque. Vous devriez encourager le malade à exprimer ses sentiments de dépression, qui pourraien être des signaux d’alarme. Si vous pouvez reconnaître la pensée suicidaire, vous serez plus en mesure d’agir rapidement et avec compétence en cas de crise.

Organismes pour les familles et les amis

Beaucoup de familles trouvent utile de devenir membres d’organismes d’entraide où elles peuvent rencontrer d’autres personnes qui éprouvent les mêmes problèmes. Les membres apprennent les uns des autres et peuvent se soutenir mutuellement à toutes les étapes des soins. L’annexe 2 renferme les noms et les adresses de groupes d’entraide.

Standard téléphonique 416 535-8501
Ligne d’information de CAMH Toronto: 416 595-6111 Sans frais: 1 800 463-6273
Lignes d'aide de ConnexOntario
Complexe
rue Queen
1001, rue Queen O.
Toronto (ON)
M6J 1H4
Pavillon
rue Russell
33, rue Russell
Toronto (ON)
M5S 2S1
Pavillon
rue College
250, rue College
Toronto (ON)
M5T 1R8
Nos 10 bureaux en Ontario