Ignorer les commandes du Ruban
Passer au contenu principal
Naviguer vers le haut
EnglishFrancais
addiction Centre de toxicomanie et de santé mentale

La toxicomanie

 
 

 Aperçu

 

On utilise souvent les termes « toxicomanie », « dépendance » ou « accro » pour décrire tout comportement où il y a perte de contrôle. Par exemple, certaines personnes disent qu’elles sont accro d’une émission de télévision ou du magasinage. Ces termes sont également utilisés pour décrire l’état de manque ressenti lorsqu’on met fin à la consommation d’une drogue ou à un comportement (p. ex., « Je dois être accro du café, car j’ai mal à la tête si je ne prends pas ma tasse le matin. »).

Toutefois, le fait de ressentir du plaisir ou des symptômes de sevrage ne signifie pas en soi qu’il y a dépendance.

Comme les termes « toxicomanie » et « dépendance » sont souvent utilisés de façon vague, il y a eu de nombreuses tentatives d’en préciser le sens. On peut également décrire la toxicomanie et la dépendance comme suit :

• état de besoin intense
• perte de contrôle à l’égard de la consommation ou de sa fréquence
• compulsion
• consommation malgré les conséquences

Pourquoi certaines personnes continuent elles à prendre de l’alcool et des drogues ?

Il peut être difficile de modifier sa consommation d’alcool et de drogues, notamment parce que ces substances ont généralement des effets positifs au départ. Par exemple, certaines personnes qui prennent de d’alcool ou des drogues se sentent bien, ont davantage confiance en elles et oublient leurs problèmes. Il peut s’écouler un certain temps avant que les problèmes causés par la consommation ne se manifestent.

Certaines personnes viennent à dépendre de l’alcool ou des drogues pour composer, à court terme, avec des sentiments pénibles ou douloureux. La personne qui prend ces substances peut avoir l’impression que ses problèmes sont moins graves ou qu’il lui est plus facile de parler ou de se joindre à d’autres personnes. Elle peut en venir à croire qu’il lui est impossible de fonctionner sans prendre de l’alcool ou des drogues. Dans le cas où une personne consomme de l’alcool ou des drogues pour fuir la réalité ou modifier ses sentiments, cette consommation peut devenir une habitude dont il est difficile de se défaire.

La consommation d’alcool et de drogues à long terme, surtout si elle est excessive, peut modifier le fonctionnement du cerveau et d’autres parties du corps. Les personnes qui ont une dépendance physique et qui cessent de prendre de l’alcool ou des drogues peuvent éprouver des symptômes de sevrage pénibles. De plus, les changements subis par le cerveau peuvent être permanents. Ce pourrait être la raison pour laquelle certaines personnes continuent d’avoir envie de prendre de l’alcool ou des drogues et, parfois, recommencent à en prendre longtemps après les avoir abandonnés.

D’après La toxicomanie : Guide d’information © 2010 Centre de toxicomanie et de santé mentale

 
 
 

 Symptômes

 

Signes et symptômes de la toxicomanie

Les effets négatifs et la perte de contrôle sont deux signes importants que la consommation d’alcool et de drogues est devenue risquée ou problématique.

Effets négatifs

La consommation d’alcool et de drogues peut avoir des effets négatifs mineurs (p. ex., avoir la gueule de bois, arriver au travail en retard) ou majeurs (p. ex., se retrouver sans abri, contracter une maladie). Même si une prise individuelle peut sembler inoffensive, les effets négatifs peuvent s’intensifier avec le temps. Si une personne continue de prendre de l’alcool ou des drogues malgré les effets négatifs qu’elle en subit, elle pourrait avoir un problème d’abus d’alcool et de drogues.

L’alcool et les drogues peuvent avoir des effets négatifs sur tous les aspects de la vie de la personne qui en consomme, entre autres :

• blessures dues aux facultés affaiblies
• angoisse, irritabilité ou dépression
• difficulté à réfléchir
• trous de mémoire
• difficultés dans les relations avec autrui
• dépenses consacrées à l’achat d’alcool ou de drogues et non à l’alimentation, au loyer ou à d’autres nécessités
• problèmes juridiques causés par la consommation d’alcool ou de drogues
• sentiment de désespoir ou impression d’avoir un vide dans sa vie

Perte de contrôle

Certaines personnes continuent de prendre de l’alcool ou des drogues même si elles savent qu’ils causent des problèmes dans leur vie et même si elles souhaitent arrêter. Il se peut aussi qu’elles en consomment davantage que ce qu’elles aimeraient prendre ou qu’elles en consomment dans des situations où elles voudraient s’abstenir. D’autres personnes n’admettent pas que leur consommation est incontrôlable et cause des problèmes dans leur vie. On dit alors que ces personnes sont dans le déni. Toutefois, ce déni peut découler simplement d’une perception inadéquate de la situation. Qu’on s’en rende compte ou non, la perte de contrôle de la consommation est un autre signe que celle-ci est devenue problématique.

 
 
 

 Traitement

 

Traitement de la toxicomanie

Aucun traitement ne convient à tous. Le choix d’un traitement dépend de la nature et de la gravité du problème, du soutien que peuvent accorder la famille, les amis et d’autres personnes, ainsi que de la motivation qu’a la personne aux prises avec ce problème.

Autochangement

Certaines personnes ayant un problème d’abus d’alcool et de drogues parviennent à faire des changements de leur propre chef en utilisant un outil d’initiative personnelle (p. ex., livre d’initiative personnelle, site Web).

Groupes d’entraide

Les groupes d’entraide soutiennent les personnes qui s’efforcent de modifier leur consommation d’alcool et de drogues. Il n’est pas rare que les personnes qui suivent un programme de traitement fassent partie d’un groupe d’entraide. Alcooliques Anonymes (AA) est l’organisme d’entraide le plus ancien et celui qui compte le plus grand nombre de membres. Il existe maintenant de nombreux groupes d’aide aux personnes ayant des problèmes d’abus d’alcool et de drogues.

Réduction des méfaits

Certains programmes de traitement ont adopté une démarche axée sur la réduction des méfaits pour aider les personnes qui ne sont pas prêtes à arrêter de prendre de l’alcool et des drogues, ne sont pas disposées à le faire ou en sont incapables.

Voici des exemples de stratégies de réduction des méfaits :

• enseigner aux usagers des moyens plus sécuritaires de prendre de l’alcool ou des drogues
• enseigner aux usagers comment reconnaître les signes d’une surdose
• fournir des seringues stériles et autre matériel permettant d’injecter de la drogue afin de réduire la transmission d’infections comme le VIH (le virus du sida) et l’hépatite C lors du partage des seringues
• s’assurer qu’on subvient aux besoins fondamentaux des gens comme l’alimentation, le logement et les soins médicaux
• remplacer une drogue par une autre, plus sûre (p. ex. remplacer l’héroïne par la méthadone)

Counseling

Il existe plusieurs types de counseling, notamment le counseling individuel, en groupe et en couple et la thérapie familiale. En général, le counseling vise :

• à aider les participants à comprendre l’effet qu’a leur consommation d’alcool et de drogues sur leur vie, les facteurs qui peuvent les amener à consommer ces substances et les mesures concrètes qu’ils peuvent prendre pour réduire leur consommation ;
• à leur apprendre à étudier leurs pensées et émotions et à comprendre comment ces expériences personnelles influent sur leurs comportements, leurs interactions et la perception que les autres ont d’eux ;
• à promouvoir le mieux-être physique, affectif et spirituel, notamment en aidant les participants :
o    à gérer leurs envies et leur tentation de consommer de l’alcool et des drogues,
o    à satisfaire leurs besoins en s’affirmant,
o    à adopter un mode de vie sain,
o    à trouver des moyens de rencontrer des gens et de nouer des relations sans avoir recours à l’alcool ni à d’autres drogues,
o    à réduire leur niveau de stress.

Certains organismes combinent plusieurs aspects de ces types de counseling lors de leurs séances.

Éducation sur alcool et les autres drogues

En vous renseignant sur les effets de l’alcool et des drogues, vous serez plus en mesure de faire des choix éclairés. Certains organismes de traitement offrent aux familles des séances d’information sur l’alcool et les drogues.

Médicaments

Les médicaments servant à traiter la toxicomanie comprennent :

•    le timbre, la gomme ou l’inhalateur à la nicotine, ou le bupropion (un médicament connu sous le nom de Zyban, qui aide à arrêter de fumer) ;
•    la méthadone ou la buprénorphine (pour les personnes qui ont une dépendance à l’héroïne ou à d’autres opioïdes comme les analgésiques, p. ex., la codéine, le Percodan, l’OxyContin).

Il existe peu de médicaments pour traiter les autres types de toxicomanie. Le naltrexone (Revia) peut atténuer les envies de boire chez les personnes qui ont une dépendance à l’alcool. Il peut aussi être utilisé pour bloquer les effets des opioïdes. Le disulfirame (Antabuse), quant à lui, rend malade et donne des nausées si on boit de l’alcool.

Gestion du sevrage

Certaines personnes ont parfois besoin d’aide à court terme pour se sevrer d’une drogue. Un programme de gestion du sevrage aide le client à gérer les symptômes qui surviennent lorsqu’il arrête de prendre une drogue, et le prépare à suivre un traitement à long terme, tout en le renseignant sur l’usage de drogues et les traitements possibles.

Approche holistique du traitement

Un grand nombre d’organismes offrent divers services et mesures de soutien connexes, notamment des séances d’information et de counseling sur :

• la gestion du stress et de la colère ;
• le chagrin et les traumatismes ;
• les moyens de trouver un emploi ou de retourner à l’école ;
• la saine alimentation ;
• les moyens de trouver un logement sûr et abordable ;
• les moyens d’obtenir des prestations d’aide sociale ou d’invalidité ;
• la gestion de l’argent et la préparation d’un budget ;
• l’acquisition de compétences parentales.

 

 

 
 

 Obtenir de l’aide

 
 

Aide, traitements et soutien

Il existe un traitement et un soutien pour les personnes ayant un problème de consommation de drogue ou une toxicomanie :

Traitements offerts à CAMH

Aide aux familles et aux amis

Ligne d’aide sur la drogue et l’alcool de ConnexOntario (pour accéder à un traitement n’importe où en Ontario, 24 heures sur 24, sept jours sur sept)

 

 

 Ressources

 
 
 
 

Ressources supplémentaires de CAMH

Série 101 sur la santé mentale et la toxicomanie
Remarque : Pour afficher ces tutoriels, votre bloqueur de fenêtres contextuelles doit être désactivé. 

La toxicomanie : Guide d’information (PDF)

 

 
Standard téléphonique 416 535-8501
Ligne d’information de CAMH Toronto: 416 595-6111 Sans frais: 1 800 463-6273
Lignes d'aide de ConnexOntario
Complexe
rue Queen
1001, rue Queen O.
Toronto (ON)
M6J 1H4
Pavillon
rue Russell
33, rue Russell
Toronto (ON)
M5S 2S1
Pavillon
rue College
250, rue College
Toronto (ON)
M5T 1R8
Nos 10 bureaux en Ontario