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treatment Centre de toxicomanie et de santé mentale

 

7.7 : Traitement

Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie III: Traitement

Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)

Aperçu : S’y retrouver dans le système de traitement

Dans le passé, les traitements dispensés aux personnes ayant de graves problèmes de santé mentale et liés à l’utilisation d’une substance étaient généralement axés sur les limites et les déficiences associées aux problèmes de santé mentale et ne tenaient pas compte des forces que ces personnes pouvaient puiser en elles pour atteindre les objectifs qu’elles s’étaient fixés. On a constaté que le traitement est plus efficace lorsqu’on détermine les objectifs et les capacités de la personne, ainsi que les ressources personnelles et communautaires à sa disposition pour atteindre ses objectifs.

Approches motivationnelles du traitement

Les approches motivationnelles peuvent être plus efficaces que les méthodes traditionnelles consistant à travailler avec la personne aux prises avec des troubles concomitants. En outre, les approches motivationnelles encouragent les gens à se fixer des objectifs, leur donnent de l’espoir et les amènent à prendre un engagement à l’égard du changement et du rétablissement.

Certaines personnes qui amorcent une thérapie sont déterminées à changer leur vie et prêtes à parler des raisons pour lesquelles elles souhaitent apporter ces changements. Toutefois, beaucoup de personnes ne sont pas suffisamment motivées pour changer. Cela s’explique de plusieurs façons :

  • Elles n’admettent pas qu’elles éprouvent des problèmes.
  • Les personnes aux prises avec des troubles concomitants sont plus susceptibles que d’autres d’avoir essayé de changer sans y parvenir.
  • L’interaction entre leurs problèmes de santé mentale et leurs problèmes liés à l’utilisation d’une substance fait en sorte qu’il leur est plus difficile de suivre un plan de traitement.
  • Elles sont plus susceptibles que d’autres clients de penser qu’elles peuvent difficilement améliorer leur situation.
  • Elles peuvent penser que l’utilisation d’une substance soulage leurs autres symptômes et atténue leur détresse.

Il est normal d’être ambivalent au sujet d’un comportement. La perception qu’ont les gens des coûts et des avantages d’un comportement détermine en partie s’ils maintiendront ou modifieront ce comportement.

Les approches motivationnelles font appel à la façon dont le client perçoit ses pro­blèmes de santé mentale et liés à l’utilisation d’une substance pour établir le point de départ du traitement. Pour ce faire, le thérapeute doit déterminer quelle est la perception du client. Dans bien des cas, cela l’amène à se pencher sur des questions pratiques qui préoccupent le client, par exemple sur le plan de la santé et la sécurité (trouver un logement), même si le client n’est pas prêt à changer les comportements qui peuvent aggraver le problème. Ce n’est pas parce qu’il reconnaît la perception et le style de vie du client que le thérapeute accepte nécessairement cette perception. À long terme, on souhaite aider le client à se fixer des objectifs qui ne peuvent être atteints pour l’instant en raison de son style de vie. Toutefois, il se peut que, à court terme, la famille ou d’autres personnes comme l’employeur ne comprennent pas pourquoi le client et le thérapeute ne s’attaquent pas directement aux problèmes de santé mentale et liés à l’utilisation d’une substance.

Cliquer sur le lien ci-dessous pour voir/imprimer le PDF suivant :

Motivation et objectifs liés à l’utilisation d’une substance

Dans bien des cas, l’abstinence est le meilleur objectif à long terme que peuvent se fixer les personnes aux prises avec des troubles concomitants. En effet, si elles continuent à consommer de l’alcool ou d’autres drogues, elles risquent d’aggraver leurs problèmes émotionnels et de santé mentale et de mettre en péril leur bien-être physique et psychologique. Toutefois, un grand nombre de personnes disent qu’elles n’ont pas assez confiance en elles-mêmes et n’ont pas les compétences nécessaires, du moins au début, pour réduire leur consommation ou y mettre fin. Par conséquent, lorsque les cliniciens travaillent avec une personne ayant de graves problèmes de santé mentale et liés à l’utilisation d’une substance, ils se fixent souvent comme objectif à court terme d’atténuer les effets les plus nocifs de l’utilisation de la substance tout en établissant une relation de travail solide avec le client. Cette relation, qui repose sur la confiance, peut aider le client à comprendre les effets négatifs de son utilisation de la substance et à se motiver en vue d’y mettre fin. Cette approche, qui n’oblige pas le client à s’engager à ne pas utiliser la substance s’il veut obtenir de l’aide, s’appelle la réduction des méfaits.

Étapes du changement

Il faut franchir plusieurs étapes pour changer un comportement (Pruchaska et coll., 1992). En déterminant à quelle étape un client se situe, le clinicien pourra décider de l’intervention la plus susceptible de réussir pour les besoins du traitement et du rétablissement.

Le modèle de changement compte cinq étapes :

  • inaction ;
  • prise de conscience ;
  • préparation ;
  • action ;
  • maintien.

Certaines personnes passent d’une étape à l’autre sans interruption. D’autres progressent rapidement au début puis ralentissent ou s’arrêtent pendant un certain temps. Dans bien des cas, les clients font une rechute (reprennent les comportements problématiques), reviennent à une étape antérieure puis vont à nouveau de l’avant.

Tableau 7-1 : Étapes du changement

Étape

Exemple

Inaction

"Je ne panse pas avoir de problème."

Prise de conscience

"Je ne suis pas certain, mais j'ai peut-être un problème."

Préparation

"Je pense avoir un problème, mais je ne sais pas quoi faire pour le régler."

Action

"J'ai un problème et je veux le régler. Je sais à qui m'adresser pour obtenir de l'aide si nécessaire."

Maintien

"J'ai fait les changements nécessaires et je veux qu'on m'aide à les maintenir."

Étapes du traitement

Le modèle des étapes du changement décrit le processus du changement de comportement. Il faut adapter les stratégies de traitement au désir de la personne de changer. Des chercheurs ont créé un modèle complémentaire des étapes du traitement, qui compte quatre étapes principales :

  • l’engagement ;
  • la persuasion ;
  • le traitement actif ;
  • la prévention de la rechute.

Tableau 7-2 : Étapes du traitement

Persuasion

Étape du changement

Situation actuelle

Objectif de traitement

Interventions cliniques (exemples)

Prise de conscience Préparation

La personne consulte régulièrement un clinicien, mais ne veut pas réduire son utilisation d’une substance

Sensibiliser la personne au fait que son utilisation d’une substance est problématique et accroître sa motivation à changer

  • Sensibilisation de la personne ou de sa famille
  • Entretien motivationnel

Traitement actif

Étape du changement

Situation actuelle

Objectif de traitement

Interventions cliniques (exemples)

Action

La personne est motivée et veut réduire son utilisa­tion d’une substance

Aider le client à réduire davantage son utilisation d’une substance et, si possible, à en cesser l’usage

• Counseling individuel (p. ex., thérapie cognitivo-comportementale)
• Groupes de pairs (p. ex., thérapie de groupe)
• Acquisition d’aptitudes sociales

Prévention de la rechute

Étape du changement

Situation actuelle

Objectif de traitement

Interventions cliniques (exemples)

Maintien

La personne n’éprouve aucun problème lié à l’utilisation d’une substance depuis au moins six mois (ou la personne a cessé d’utiliser une substance)

Continuer de sensibiliser la personne au fait qu’elle peut faire une rechute et l’aider à régler d’autres questions dans sa vie (p. ex., relations avec sa famille et d’autres personnes, activités sociales, travail et études)

• Groupes de pairs (thérapie de groupe ou groupes de prévention de la rechute)
• Groupes d’entraide (p. ex., Alcooliques Anonymes, Mood Disorders Association of Ontario)
• Techniques de résolution de problèmes pour la famille

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Standard téléphonique 416 535-8501
Ligne d’information de CAMH Toronto: 416 595-6111 Sans frais: 1 800 463-6273
Lignes d'aide de ConnexOntario
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