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treatment Centre de toxicomanie et de santé mentale

 

8.5 : Interactions des médicaments et des drogues

Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie III: Traitement

Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)

Aperçu : Médication

Il y a interaction lorsqu’une drogue ou un médicament modifie les effets d’une autre drogue ou d’un autre médicament présent dans l’organisme. Certaines interactions sont sans importance, mais d’autres peuvent être dangereuses, voire mortelles.

Lorsqu’ils sont pris ensemble, les médicaments et les drogues peuvent :

  • agir indépendamment les uns des autres. Par exemple, l’alcool ne semble pas nuire aux effets des vitamines et des contraceptifs oraux et vice versa.
  • intensifier les effets que l’on souhaite obtenir des uns et des autres. Cela peut se produire parce qu’ils ont le même effet sur le cerveau ou parce qu’un des médicaments ou une des drogues accroît la concentration de l’autre dans l’organisme. Par exemple, l’alcool et les antihistaminiques sont tous deux des dépresseurs du système nerveux central. Par conséquent, quand on les prend en même temps, on intensifie les effets recherchés (p. ex., désinhibition ou perte de la maîtrise de soi) et les effets secondaires (p. ex., la somnolence).
  • atténuer les effets que l’on souhaite obtenir des uns et des autres (effet antagoniste). Cela peut se produire lorsqu’un médicament ou une drogue « bloque » l’autre médicament ou drogue ou l’empêche de produire son effet. Cela peut également se produire lorsque deux médicaments ou drogues ont des effets contraires sur le cerveau (p. ex., la somnolence induite par l’alcool et la vivacité d’esprit induite par la caféine).

Conséquences des interactions des médicaments et drogues

Lorsqu’on choisit un médicament pour une personne aux prises avec des troubles conco­mitants, il faut faire attention aux interactions toxiques qui pourraient se produire entre le médicament prescrit et les drogues donnant lieu à un abus. Cela est important si la personne recommence à utiliser une substance pendant qu’elle prend un psychotrope prescrit.

Dans certains cas, les médicaments et les drogues interagissent sans effet visible sur la personne. Toutefois, le mélange de substances donnant lieu à un abus, qui peuvent avoir leurs propres effets toxiques, et de médicaments sur ordonnance a souvent des consé­quences beaucoup plus graves. Les effets toxiques les plus courants sont les suivants :

  • la dépression du système nerveux central qui, lorsqu’elle est la plus bénigne, cause la somnolence et, lorsqu’elle est plus grave, peut causer un coma ;
  • la dépression respiratoire, qui peut provoquer un arrêt complet de la respiration ;
  • des effets cardiaques comme le rétrécissement ou la dilatation des vaisseaux sanguins ou des fluctuations du rythme cardiaque, qui peuvent mener à un arrêt du cœur ;
  • l’abaissement du seuil épileptogène, ce qui signifie que le risque de convulsions cérébrales s’accroît ;
  • des effets psychiatriques comme la psychose.

On trouvera ci-après certains des mélanges les plus courants et une description de leurs effets.

Stimulants et antidépresseurs

Si on prend un stimulant comme la cocaïne ou le méthylphénidate en même temps qu’un antidépresseur de type inhibiteur de la monoamine-oxydase (IMAO), une réaction hypertensive (hypertension artérielle) peut se produire. Un grand nombre de personnes ont déclaré qu’elles s’étaient mises soudainement à souffrir de maux de tête et d’hypertension grave après avoir pris des amphétamines en même temps qu’un IMAO ; certaines ont succombé à une hémorragie cérébrale (saignement dans le cerveau). Le mélange d’un stimulant et d’un antidépresseur tricyclique peut accélérer le rythme cardiaque.

Cannabis et antipsychotiques

La marijuana peut décroître l’efficacité des antipsychotiques et accroître les risques de rechute. Prise en même temps que certains antipsychotiques, la marijuana peut causer une hypotension (faible tension artérielle) marquée et une désorientation accrue. Les effets de cette drogue peuvent s’ajouter à ceux d’anticholinergiques et d’autres médicaments ayant des effets secondaires anticholinergiques, entraînant des symptômes comme un assèchement accru de la bouche, la rétention des urines, la constipation, etc.

Tabac et antipsychotiques

Comme l’usage du tabac réduit de 20 pour 100 la concentration dans le sang de certains antipsychotiques, les fumeurs doivent prendre des doses plus élevées de ces médicaments. Si une personne fume moins ou cesse de fumer pendant qu’elle prend un antipsychotique, la concentration du médicament dans son sang augmentera. Par conséquent, les effets secondaires seront plus nombreux et les risques de toxicité, plus grands. Dans ce cas, il faut généralement réduire la dose et surveiller le client de près.

Tabac et benzodiazépines

Certaines des substances présentes dans le tabac peuvent stimuler la production d’enzymes hépatiques qui métabolisent le diazépam et le chlordiazépoxide, qui sont alors éliminés plus rapidement de l’organisme. Dans ce cas, le client doit prendre des doses plus élevées.

Caféine et lithium

La caféine est un diurétique qui peut aggraver l’incontinence et donc affecter le bilan hydrique et les niveaux de lithium. De plus, elle peut accroître l’excrétion de lithium par les reins et causer des tremblements. Les personnes qui prennent du lithium peuvent continuer de consommer de la caféine, mais elles ne doivent pas modifier considérablement leur consommation d’un jour à l’autre.

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