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cannabis Centre de toxicomanie et de santé mentale

Cannabis (marijuana, haschisch)

 
 

 Aperçu

 

Qu’est-ce que le cannabis ?

Noms courants : marijuana (mari, herbe, pot…), haschisch (hasch, shit, chocolat…), huile de cannabis (résine, hasch liquide…)

Également connu sous le nom de chanvre, le Cannabis sativa est cultivé depuis des siècles à des fins industrielles et médicales ainsi que pour ses effets psychoactifs (modification de l’état psychique). La marijuana, le hachisch et l’huile de cannabis sont tous extraits du cannabis.

Une soixantaine de composants chimiques spécifiques au cannabis, ou cannabinoïdes, ont été identifiés. Le THC (delta 9-tétrahydrocannabinol) est le cannabinoïde psychoactif le plus présent ; il est le principal responsable de la sensation d’euphorie (« high ») procurée par la marijuana.

Le chanvre cultivé à des fins industrielles a une très faible teneur en THC. Les fibres de sa tige servent à fabriquer des cordes, du tissu et du papier. La graine de chanvre a une forte teneur en protéine et son huile a une valeur nutritive et cosmétique, entre autres.

De nombreuses allégations concernant les vertus médicales de la marijuana sont sans fondement scientifique, mais pas toutes. Au Canada, le THC et d’autres cannabinoïdes à l’état pur sont présents dans trois médicaments sur ordonnance :

• Le Marinol (dronabinol) est un THC synthétique. Le Cesamet (nabilone) est un autre cannabinoïde synthétique. Tous deux servent à soulager la nausée et les vomissements et à stimuler l’appétit – des propriétés utiles pour les personnes atteintes du sida et celles qui prennent des médicaments contre le cancer.
• Le Sativex, premier médicament sur ordonnance à base de cannabis, a été approuvé en 2005 au Canada pour le soulagement de la douleur causée par la sclérose en plaques. Il renferme du THC et du cannabidiol.

D’où vient le cannabis ?

Le cannabis est originaire des zones tropicales et tempérées, mais il est cultivé un peu partout dans le monde. De nos jours, les exploitations illégales de marijuana utilisent des méthodes sophistiquées pour obtenir une forme de marijuana très puissante.

Les personnes détenant une exemption médicale de Santé Canada peuvent cultiver leur propre marijuana ou la faire cultiver par quelqu’un d’autre. Un producteur nommé par le gouvernement fédéral cultive du cannabis propre à la recherche.

Comment se présente le cannabis ?

La marijuana provient des feuilles et des fleurs séchées du Cannabis sativa ; elle peut contenir des bouts de tige et des graines, et sa couleur varie du vert grisâtre au brun verdâtre. Le hachisch est la résine séchée et comprimée des fleurs de cannabis et sa couleur varie du brun au noir ; il est vendu en blocs. On obtient l’huile de cannabis en faisant bouillir les fleurs ou la résine de cannabis dans un solvant organique jusqu’à obtention d’un liquide poisseux, de couleur brun rougeâtre ou verdâtre. La teneur en THC de chaque forme de cannabis varie, mais le hachisch est plus puissant que la marijuana et l’huile de cannabis est la forme la plus puissante de toutes.

La marijuana, le hachisch ou l’huile de cannabis sont parfois mélangés à du tabac. Ils sont généralement roulés à la main en une cigarette, appelée « joint », ou fumés dans une pipe. Le cannabis est parfois incorporé à des aliments : brownies ou boissons, par exemple.

Qui prend du cannabis ?

Le cannabis est la drogue illégale la plus courante au Canada (après l’alcool, chez les mineurs), mais son usage est généralement expérimental et peu fréquent.

Une étude effectuée en 2009 a révélé que 42 % des Ontariens âgés de plus de 18 ans avaient pris du cannabis à un moment donné de leur vie et que 12 % pour cent d’entre eux en avaient pris au cours de l’année écoulée.

En 2009, une autre étude a révélé qu’environ 26 % des élèves de la 7e à la 12e année avaient pris de la marijuana au moins une fois au cours de l’année écoulée et qu’environ 3 % en avaient fait un usage quotidien au cours des quatre semaines écoulées. La consommation de marijuana était considérablement plus importante chez les garçons que chez les filles.


Copyright © 2003, 2012 Centre de toxicomanie et de santé mentale

 

 Effets

 

Effets à court terme

Quels sont les effets du cannabis ?

Cela dépend des facteurs suivants :

• quantité absorbée ;
• fréquence de consommation et durée d’utilisation ;
• voie d’absorption (le cannabis est-il fumé ou ingéré ?) ;
• façon dont on se sent, effet recherché et milieu dans lequel on se trouve ;
• âge ;
• existence d’antécédents médicaux ou psychiatriques ;
• prise concomitante d’alcool ou d’autres substances (drogues, médicaments d’ordonnance ou en vente libre ou remèdes à base de plantes).

Souvent, les gens qui prennent du cannabis pour la première fois ne ressentent rien, mais un usage répété produit des effets psychoactifs.

Les effets du cannabis varient grandement selon les personnes. Certains usagers se sentent plus détendus, pleins d’entrain et loquaces, et ils sont pris de fou rire ; d’autres, au contraire, deviennent tendus et anxieux, sont pris de peur et se sentent désorientés. De fait, une même personne peut ressentir des effets différents d’une fois à l’autre. Les habitués du cannabis savent mieux que les novices quand ils en ont suffisamment pris et comment maîtriser ses effets.

À faible dose, le cannabis produit une légère distorsion sensorielle. Les usagers affirment qu’ils apprécient mieux la musique, que les couleurs leur paraissent plus vives et que le temps semble figé. Ils disent que le cannabis avive le goût, l’odorat et le toucher et qu’il leur procure une plus grande conscience de leur corps. Certains trouvent ces effets agréables, alors que d’autres les tolèrent mal.

Lorsqu’on fume de grosses quantités de cannabis, on peut intensifier les effets souhaités, mais on a plus de chance de provoquer une réaction négative. Une dose trop élevée peut donner l’impression de perdre la maîtrise de soi et provoquer des effets désagréables (désorientation, agitation, paranoïa ou panique). Elle peut aussi causer une pseudo-hallucination (la personne voit des formes ou des couleurs qu’elle sait être irréelles) ou une hallucination véritable (perte du sens de la réalité).

Parmi les effets physiologiques du cannabis, on peut citer la rougeur des yeux, l’assèchement de la bouche et de la gorge, l’irritation des voies respiratoires (causée par la fumée) et la dilatation des bronches (expansion des voies respiratoires). L’appétit augmente, les battements de cœur s’accélèrent, la tension artérielle baisse et le sens de l’équilibre diminue. Le cannabis peut causer de la somnolence ou de l’agitation, selon la quantité absorbée et la prédisposition du sujet.

Quelle est la durée des effets ?

Lorsqu’on fume du cannabis, ses effets sont presque instantanés et peuvent durer des heures, selon la quantité absorbée. Lorsqu’on ingère du cannabis, il faut compter une heure pour ressentir ses effets, mais ils durent plus longtemps. La sensation d’euphorie (le « high ») ne dure que quelques heures, mais le THC s’accumule dans les cellules adipeuses (les graisses) et il faut plusieurs jours, voire plusieurs semaines, à l’organisme pour s’en débarrasser complètement, en fonction de la fréquence de l’usage et de la quantité absorbée. C’est pourquoi un test de dépistage du cannabis peut donner un résultat positif bien après que les effets de la drogue se sont dissipés.

Risques

Le cannabis est-il dangereux ?

Bien que nul n’ait succombé à une surdose de cannabis, ses usagers devraient prendre des mesures pour éviter les risques suivants :

• Le cannabis fausse la perception de la profondeur, réduit la concentration, ralentit les réflexes, diminue la force musculaire et affecte la dextérité —des effets qui ont tous un impact sur la conduite automobile.
• Quand on consomme du cannabis en même temps que de l’alcool, les effets des deux substances sont potentialisés, ce qui entraîne une baisse importante des facultés.
• L’intoxication au cannabis affecte les pensées et la mémoire à court terme. Pris à l’école, le cannabis peut affecter l’apprentissage et pris au travail, il peut nuire au rendement.
• Sauf exemption médicale, il est illégal de cultiver du cannabis, d’en posséder ou d’en vendre.
• Les produits illégaux à base de cannabis n’étant pas assujettis aux normes de santé et de sécurité, ils risquent d’être contaminés par d’autres drogues, des pesticides ou des champignons toxiques.
• Une dose élevée de cannabis fort, surtout lorsqu’elle est ingérée, peut provoquer une « psychose toxique ». Parmi les symptômes de la psychose toxique figurent les hallucinations visuelles, les hallucinations auditives, le délire paranoïaque, la désorientation et l’amnésie. Ces symptômes disparaissent généralement au bout d’une semaine après que la personne a cessé de consommer du cannabis.
• Le cannabis entraîne une accélération de la fréquence cardiaque et une baisse de la tension artérielle. Les personnes qui sont atteintes d’angine de poitrine ou de toute autre coronaropathie (affection des artères coronaires) et qui prennent du cannabis s’exposent à un risque accru de crise cardiaque.
• La prise de cannabis durant la grossesse peut nuire à l’enfant à naître. Selon certaines études, elle pourrait provoquer des déficiences cognitives mineures chez l’enfant. La fumée de cannabis contenant de nombreuses substances chimiques présentes dans la fumée de cigarette, elle est dangereuse pour l’enfant à naître.

Le cannabis peut-il engendrer une dépendance ?

C’est possible.

Les personnes qui consomment régulièrement du cannabis risquent de développer une dépendance psychique et d’avoir un besoin irrépressible du « high » qu’il procure. La drogue occupe une place démesurée dans leur vie et si elles ne peuvent pas s’en procurer, elles se sentent angoissées. L’usage fréquent et prolongé du cannabis risque aussi d’entraîner une dépendance physiologique, son arrêt soudain déclenchant un léger syndrome de sevrage. Parmi les symptômes du syndrome de sevrage, on peut citer l’irritabilité, l’anxiété, les maux d’estomac, la perte d’appétit, la transpiration profuse et le dérèglement du sommeil. Les symptômes disparaissent généralement au bout d’une semaine, mais les troubles du sommeil peuvent durer plus longtemps.

Quels sont les effets du cannabis à long terme ?

Les personnes qui font une consommation importante et régulière de cannabis et les personnes atteintes de certaines maladies, physiques ou psychiatriques, s’exposent aux effets à long terme suivants :

• La fumée de cannabis contient du goudron et d’autres agents cancérogènes connus. Or, pour obtenir un effet maximum, les gros usagers retiennent la fumée non filtrée aussi longtemps que possible dans leurs poumons, ce qui augmente le risque de cancer.
• La fumée de cannabis irrite les voies respiratoires. Un lien a été établi entre l’usage chronique de marijuana et la bronchite.
• L’intoxication continuelle associée à un usage excessif de cannabis se traduit souvent par une réduction de la motivation à l’égard du travail et des études. Néanmoins, cet effet se dissipe généralement quand on cesse la prise de cannabis.
• Il se pourrait qu’il y ait un lien entre l’usage excessif et régulier de cannabis et l’apparition de la schizophrénie. On ignore cependant si l’usage de cannabis déclenche des symptômes latents de schizophrénie ou si les gens prennent du cannabis pour faire face aux symptômes d’une psychose émergente. Les conclusions des chercheurs semblent indiquer que chez les personnes schizophrènes, l’usage continu de cannabis risque d’intensifier les symptômes psychotiques et d’aggraver la maladie.
• L’usage chronique et excessif de cannabis risque de nuire à l’attention, à la mémoire et à la capacité de traiter des données complexes et ce, pendant des semaines, des mois ou même des années, après qu’on a cessé d’en prendre.

 

 

 Obtenir de l’aide

 
 
 

Aide, traitements et soutien

 

Les personnes aux prises avec la consommation problématique de drogues ou la dépendance peuvent accéder à des traitements et à du soutien :

Programmes de traitement de CAMH

 

Aide aux familles et aux amis

 

Ligne d’aide sur la drogue et l’alcool (ligne ouverte 24 heures par jour et 7 jours par semaine pour tous les appels provenant de l’Ontario)

 

Jeunesse, J’écoute : 1 800 668-6868

 

 

 

 Ressources

 
Standard téléphonique 416 535-8501
Ligne d’information de CAMH Toronto: 416 595-6111 Sans frais: 1 800 463-6273
Lignes d'aide de ConnexOntario
Complexe
rue Queen
1001, rue Queen O.
Toronto (ON)
M6J 1H4
Pavillon
rue Russell
33, rue Russell
Toronto (ON)
M5S 2S1
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rue College
250, rue College
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