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current_year Centre de toxicomanie et de santé mentale

Près de 50 % des élèves ontariens de 12e année ont envoyé des textos alors qu’ils étaient au volant, révèle un sondage de CAMH

Toronto, 9 juillet 2014 – Un sondage réalisé pour le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) auprès d’élèves ontariens de la 7e à la 12e année révèle un certain nombre de tendances comportementales importantes, l’une d’entre elles étant le nombre alarmant de jeunes qui envoient des messages textes pendant qu’ils sont au volant.

textingdriving480.jpegSelon le Sondage sur la consommation dedrogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSEO) réalisé en 2013 et portantsur la santé mentale et le mieux-être, plus d’un tiers des élèves ontariens de la 10e à la 12e année en possession d’un permis de conduire (108 000 élèves, selon les estimations) ont indiqué avoir envoyé des messages textes alors qu’ils étaient au volant et ce, au moins une fois au cours des 12 derniers mois – la proportion étant de 46 % chez les élèves de 12e année détenteurs d’un permis.

Le SCDSEO est un sondage bisannuel qui révèle de grandes tendances en matière de santé mentale et physique et de comportements à risque chez les élèves ontariens fréquentant des écoles intermédiaires et secondaires.

Comportements à risque et santé physique      

La majorité des élèves (65 %) se sont dits en excellente ou en très bonne santé, mais certains comportements à risque sont apparus ou se sont exacerbés. La proportion totale d’élèves qui ont signalé une blessure ayant nécessité des soins médicaux a notablement augmenté, passant de 35 % en 2003 à 41 % en 2013.

« Nous avons demandé aux jeunes s’ils envoyaient des textos pendant qu’il étaient au volant, car les recherches montrent qu’il s’agit d’un comportement très dangereux, commente le Dr Robert Mann, chercheur en chef à CAMH et responsable principal du sondage, et nous avons été surpris de constater qu’un très grand nombre de jeunes prenaient ce risque. »

Un autre indicateur a été introduit, concernant la sécurité à vélo. Soixante-dix neuf pour cent des cyclistes de la 10e à la 12e année ont indiqué qu’ils ne portaient pas toujours de casque et 53 % qu’ils en portaient rarement un ou n’en portaient jamais. 

« La proportion élevée de jeunes cyclistes qui ne portent pas toujours de casque est inquiétante en raison de la possibilité de blessures graves, affirme le Dr Mann. Nous en savons davantage sur le lien entre les lésions cérébrales traumatiques et les troubles mentaux chez les jeunes et il est important de bien leur faire comprendre que le port du casque permet d’éviter toute une série de problèmes, ajoute-t-il. »

Les filles sont plus nombreuses à avoir une piètre estime d’elles-mêmes et des pensées suicidaires   

La proportion de filles signalant une santé mentale médiocre demeure élevée comparativement à la proportion de garçons. Globalement, 15 % des élèves ont qualifié leur santé mentale de pas très bonne ou de mauvaise – les deux catégories au bas d’une échelle à cinq niveaux – et les filles ont été deux fois plus nombreuses à choisir l’une de ces deux réponses.

« Nous continuons à observer que, comparativement aux garçons, les filles signalent nettement plus de troubles mentaux liés à l’intériorisation : piètre estime de soi, détresse psychologique et idéation suicidaire entre autres, déclare la Dre Hayley Hamilton, chercheure à CAMH et co-responsable du SCDSEO. Fait significatif, deux fois plus de filles que de garçons ont indiqué avoir sérieusement envisagé le suicide. Cette disparité, qui avait déjà été notée dans les sondages précédents, indique une différence de besoins dont les parents, les enseignants et les prestataires de soins devraient être conscients. »           

Le fait de ne pas savoir où s’adresser pour trouver de l’aide a été une autre révélation de ce sondage, dit la Dre Hamilton. Vingt-huit pour cent des élèves (288 300, selon les estimations) ont déclaré qu’au cours des 12 derniers mois, ils avaient connu une période où ils auraient aimé parler à quelqu’un d’un problème de santé mentale, mais qu’ils n’avaient pas su vers qui se tourner. Là encore, les filles ont été deux fois plus nombreuses que les garçons à signaler ce besoin non satisfait, soit 38 % contre 19 %, respectivement.  

« C’est un chiffre inquiétant qui reflète les résultats des recherches que nous effectuons à l’échelle nationale, dit la Dre Joanna Henderson, spécialiste en recherche clinique et directrice de recherche dans le cadre du Programme de CAMH pour les enfants, les jeunes et la famille. Nous découvrons que les jeunes ont besoin de toute une gamme de services de santé mentale et que ce qu’ils cherchent n’est peut-être pas facilement accessible. Pour les jeunes qui ne sont pas en situation d’urgence, mais qui éprouvent le besoin de parler de leurs difficultés, la mise sur pied de programmes d’entraide et de programmes en milieu scolaire et en milieu communautaire serait une bonne solution. »  

Vie familiale et vie scolaire       

Plus de 80 % des élèves visitent quotidiennement des sites de médias sociaux et un élève sur dix environ y passe cinq heures ou plus par jour. Un élève sur cinq joue à des jeux vidéo tous les jours ou presque, les garçons étant près de quatre fois plus nombreux que les filles à s’adonner à cette activité.   

Le nombre d’élèves déclarant aimer beaucoup l’école ou l’aimer assez a été de à 44 %, comparativement à 29 % en 1999. « Il s’agit d’un changement encourageant, remarque le Dr Mann. Il est important que les élèves voient l’école comme un lieu favorable à l’apprentissage et à la maturation. »

Le Dr Mann déclare qu’une autre évolution positive est la baisse de l’intimidation dans les cours de récréation, la proportion étant passée de 33 % en 2003 à 25 % en 2013. D’ailleurs, le nombre d’élèves signalant avoir pratiqué l’intimidation à l’école a lui aussi baissé au cours des dix dernières années, passant de 30 % en 2003 à 16 % en 2013. En revanche, la proportion de répondants déclarant avoir été victimes de cyberintimidation n’a pas beaucoup changé entre 2011 (22 %), année d’introduction de cet indicateur, et 2013 (19 %).

Autre résultat positif : moins d’élèves ont signalé des comportements antisociaux et des échanges de coups dans le cadre scolaire.

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Le Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario
Le Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSEO), réalisé par le Centre de toxicomanie et de santé mentale, est la plus ancienne étude menée auprès des adolescents en milieu scolaire au Canada et est une des premières études du genre à avoir vu le jour au monde. Au cours de l’année scolaire 2012-2013, un total de 10 272 élèves de la 7e à la 12e année ont participé au sondage, qui a été administré par l’Institut de recherche sociale de l’Université York au nom de CAMH. Le rapport de sur la santé mentale et le bien-être selon le SCDSEO décrit la santé physique et mentale ainsi que les comportements à risque des élèves ontariens en 2013 et les changements survenus depuis 1991, lorsque c’est possible.

Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH)
Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) est le plus important hôpital d’enseignement dans les domaines de la toxicomanie et de la santé mentale au Canada, ainsi que l’un des principaux centres de recherche au monde dans ces domaines. CAMH intègre les soins cliniques et la recherche ainsi que les activités d’éducation, d’élaboration de politiques et de promotion de la santé afin de transformer la vie des personnes touchées par les problèmes de toxicomanie et de santé mentale. Affilié à part entière à l’Université de Toronto, CAMH est un Centre collaborateur de l’Organisation panaméricaine de la Santé et de l’Organisation mondiale de la Santé. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le www.camh.ca/fr

 

Personne-ressource pour les médias :

Kate Richards
Relations avec les médias
Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH)
416 535-8501, poste 36015
media@camh.ca 


Standard téléphonique 416 535-8501
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