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current_year Centre de toxicomanie et de santé mentale

Dans les écoles de l’Ontario, on observe une baisse de l’intimidation et des bagarres chez les garçons, mais chez les filles, les taux d’intimidation et de détresse psychologique sont en hausse

Sortie du rapport de CAMH traitant du sondage SCDSEO sur la santé mentale et le bien-être des jeunes

Pour publication immédiate – Toronto, 24 juillet 2012 – Selon les résultats du sondage biannuel réalisé pour le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) auprès des élèves de l’Ontario de la 7e à la 12e année, il ressort que si la majorité des élèves ont de bonnes relations interpersonnelles et déclarent jouir d’une bonne santé mentale et physique, il y a des tendances inquiétantes, en particulier chez les filles. 

Le rapport du Sondage 2011 sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSEO) vient d’être publié. Ce sondage, qui se penche sur la santé mentale et le bien-être des jeunes, révèle des tendances importantes en matière de santé mentale et physique et de comportements à risque chez les élèves de l’Ontario.

Détresse psychologique et idéation suicidaire

Le nombre d’élèves à signaler une détresse psychologique demeure élevé, se maintenant autour de 34 % depuis 1999, date où l’on a commencé à compiler des données à ce sujet. « Nombre de ces élèves expriment un sentiment de malaise ; ils se disent déprimés et anxieux et ils signalent un dysfonctionnement social, un état de stress permanent ou une perte de sommeil, déclare le Dr Robert Mann, chercheur en chef à CAMH et investigateur principal de l’étude. Ce qui est particulièrement alarmant dans le sondage de cette année est que, chez les filles, ce taux atteint à présent 43 %, alors qu’il était de 36 % dans le sondage de 1999. Par ailleurs, le taux de stress signalé par les filles est bien plus élevé que celui signalé par les garçons, qui est de 24 %. »    

Outre la détresse psychologique et la piètre image de leur corps, un sujet d’inquiétude qui concerne davantage les filles est l’idéation suicidaire. Parmi celles qui ont répondu au sondage, 14 % ont dit avoir des pensées suicidaires et 4 % ont indiqué avoir fait une tentative de suicide, des taux qui sont deux fois plus élevés que les taux respectifs pour les garçons. 

Intimidation et comportements antisociaux

L’intimidation demeure préoccupante, 29 % des élèves ayant déclaré avoir été victimes de brimades à l’école – ce qui représenterait 288 000 élèves. Il n’y a pas là de changement sensible depuis 2003, date où l’on a commencé à compiler de telles données, mais une question introduite dans le sondage de 2011 a révélé qu’un élève sur cinq avait été victime de cyberintimidation – ce qui représenterait 217 000 élèves en Ontario.

Fait encourageant : il y a eu moins de garçons à déclarer avoir été victimes d’intimidation, avoir infligé des brimades et s’être battus à l’école. En revanche, les filles ont été deux fois plus nombreuses que les garçons à déclarer avoir été victimes de cyberintimidation, les taux respectifs étant de 28 % et 15 %. Les filles ont été également plus nombreuses que les garçons à signaler avoir été victimes d’intimidation à l’école (31 % contre 26 %).

« Les taux d’intimidation qui concernent les filles sont inquiétants, commente le Dr David Wolfe, directeur du Centre des sciences préventives de CAMH. L’intimidation peut avoir des répercussions à long terme sur la santé mentale ; elle peut affecter l’estime de soi et entraver la capacité à nouer des relations saines. Les taux élevés de cyberintimidation sont eux aussi inquiétants car l’engouement des jeunes d’aujourd’hui pour la technologie est si fort que l’intimidation déborde à présent le cadre de l’école et s’immisce dans les foyers. » 

Dans l’ensemble, au cours des deux dernières décennies, un nombre moindre d’élèves ont signalé avoir eu des comportements antisociaux (vandalisme, vols, agressions et port d’arme).

Temps passé devant un écran de télévision ou d’ordinateur, santé physique, jeux vidéo et jeux d’argent

Un élève sur dix a passé au moins sept heures par jour devant un écran de télévision ou d’ordinateur et seul un élève sur cinq atteint le niveau quotidien recommandé d’activité physique. Vingt-six pour cent des élèves de l’Ontario sont considérés obèses ou en surpoids, ce phénomène étant nettement plus marqué chez les garçons (30 %) que chez les filles (21 %).

Les accidents de la route sont la principale cause de mortalité chez les jeunes. Plus d’un élève sur quatre (28 %) signale qu’il n’attache pas toujours sa ceinture. Par ailleurs, 42 % des répondants ont signalé avoir subi au moins une blessure nécessitant un traitement médical au cours des douze derniers mois.

Si le sondage confirme la tendance de l’intérêt moindre des élèves pour les jeux d’argent ces dernières années, il reste que 38 % d’entre eux déclarent jouer à des jeux d’argent sous des formes diverses : cartes, loteries, paris sportifs.

Une des questions du sondage portait sur le temps consacré aux jeux vidéo. Vingt-trois pour cent des élèves (37 % des garçons) ont déclaré s’adonner quotidiennement à des jeux vidéo et 12 % ont signalé des troubles alarmants qui pourraient être en lien avec une dépendance à l’égard des jeux vidéo : perte de contrôle, isolement et perturbation de la vie familiale et scolaire. Selon les déclarations des élèves, n’y a pas eu de changement sensible au niveau des troubles causés les jeux vidéo au cours des dernières années.

« Nous devons prêter attention au temps que nos enfants passent devant la télévision et en ligne ou à jouer à des jeux vidéo, affirme le Dr Bruce Ballon, chef des Services cliniques et éducatifs aux adolescents traitant du jeu problématique, des jeux de hasard et d’argent et de l’utilisation d’Internet (ACES) de CAMH. Nous voyons souvent des jeunes qui se livrent à ces comportements afin de s’isoler en raison de troubles mentaux sous-jacents non diagnostiqués, dont la dépression et l’anxiété sociale. »

Différences régionales

Toronto

  • Comparativement à la moyenne provinciale, les élèves de Toronto ont été plus nombreux à déclarer craindre qu’on ne les menace ou qu’on ne leur fasse du mal à l’école ; ils ont été plus nombreux à déclarer n’avoir aucune activité physique et à passer beaucoup de temps devant un écran de télévision ou d’ordinateur. 
  • Comparativement à la moyenne provinciale, les élèves de Toronto ont été moins nombreux à se déclarer victimes de cyberintimidation ou d’intimidation à l’école et ils ont été moins nombreux également à signaler des blessures nécessitant un traitement médical.


Région du Nord

  • Comparativement à la moyenne provinciale, les élèves du Nord de l’Ontario ont été plus nombreux à avoir subi des blessures nécessitant un traitement médical.
  • Comparativement à la moyenne provinciale, les élèves du Nord de l’Ontario ont été moins nombreux à être physiquement inactifs.


Région de l’Est

  • Comparativement à la moyenne provinciale, les élèves de l’Est de l’Ontario ont été moins nombreux à déclarer qu’ils étaient physiquement inactifs ou qu’ils passaient beaucoup de temps devant la télévision ou l’ordinateur ou à définir leur état de santé comme médiocre.


Région de l’Ouest

  • Comparativement à la moyenne provinciale, les élèves de l’Ouest de l’Ontario ont été plus nombreux à se déclarer victimes de cyberintimidation.


Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour demander une entrevue, veuillez communiquer avec Michael Torres, le coordonnateur des relations avec les médias de CAMH, en composant le 416 595-6015. 

-30-

Réalisé par CAMH, le Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario est le plus ancien sondage mené en milieu scolaire auprès d’adolescents canadiens. Entre octobre 2010 et juin 2011, 9 288 élèves de la 7e à la 12e année répartis dans 181 écoles de toutes les régions de la province ont participé au sondage, qui a été administré en classe par l’Institut de recherche sociale de l’Université York. Le présent rapport brosse le tableau de la santé mentale et physique et des comportements à risque des élèves de l’Ontario en 2011 et il indique les changements survenus depuis 1991 (lorsque les données le permettent). 

Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) est un Centre collaborateur de l’Organisation panaméricaine de la Santé et de l’Organisation mondiale de la Santé ainsi qu'un hôpital d'enseignement affilié à part entière à l'Université de Toronto.

Standard téléphonique 416 535-8501
Ligne d’information de CAMH Toronto: 416 595-6111 Sans frais: 1 800 463-6273
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