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ghb Centre de toxicomanie et de santé mentale

Le GHB

Noms communs : vita-G, ecstasy liquide, liquide X, fantasy
Nom générique et marque de commerce : oxybate de sodium (Xyrem) 

Qu’est-ce que le GHB ?

Le GHB (gamma-hydroxybutyrate) est une substance naturellement présente en faible quantité dans l’organisme. Consommé de manière récréative, en particulier avec de l’alcool ou une autre drogue, le GHB peut être extrêmement dangereux.

Le GHB est un dépresseur du système nerveux central, c’est-à-dire qu’il a un effet sédatif et qu’il ralentit la respiration et le rythme cardiaque.

Au Canada, à l’heure actuelle, la seule indication thérapeutique du GHB est le traitement de la narcolepsie, une maladie rare du sommeil.

La possession, le trafic, l’importation et la fabrication de GHB par des particuliers sont illégaux au Canada. 

D’où vient le GHB ?

La prescription médicale de GBH est strictement réglementée. Le GHB qui est vendu illégalement dans la rue provient de laboratoires clandestins, et son procédé de fabrication et sa composition chimique varient, de même que la puissance et la pureté du produit final.

On peut se procurer des précurseurs du GHB – gamma-butyrolactone (GBL) et butanediol (1,4-BD) – dans le commerce, mais ce sont des substances industrielles qui ne sont pas destinées à la consommation. Lorsqu’elles sont ingérées, ces substances sont converties en GHB par l’organisme. Le GBL et le 1,4-BD sont également employés pour fabriquer du GHB. 

Comment se présente le GHB ?

Sous sa forme liquide, le GHB ressemble à de l’eau. Il est inodore et il peut être insipide ou avoir un goût légèrement salé ou un goût de solvant qui peut être facilement masqué. Dans la rue, le GHB est généralement vendu sous forme liquide dans de petites fioles, mais on en trouve également sous forme de poudre blanche ou de gélules. 

Qui prend du GHB ?

L’usage du GHB s’est répandu dans les années 1990 parmi les jeunes fréquentant les boîtes de nuit en raison de ses effets euphorisants et sédatifs. C’est également dans les années 1990 que le GHB a acquis sa réputation de « drogue du viol » puisqu’on a appris qu’il était ajouté à la dérobée aux boissons alcoolisées pour faciliter les agressions sexuelles.

Parmi les usagers du GHB figurent certains culturistes qui sont persuadés qu’il favorise la combustion des graisses et le renforcement des muscles. Le GHB stimule la production d’hormone de croissance et certains usagers lui attribuent des propriétés de stimulant sexuel.

Le GHB, vendu en pharmacie sous le nom de Xyrem, peut être prescrit dans les cas de cataplexie (une disparition soudaine du tonus musculaire) associés à une narcolepsie. Chez les personnes atteintes de narcolepsie-cataplexie, la prise du médicament à l’heure du coucher permet de réduire la somnolence diurne.

Une enquête effectuée en 2009 auprès d’élèves de l’Ontario de la 7e à la 12e année a révélé que 0,5 % d’entre eux avaient pris du GHB au moins une fois au cours des 12 mois précédents. Il n’existe pas de statistiques sur l’usage du GHB chez les adultes. 

Quels sont les effets du GHB ?

Les effets du GHB dépendent de plusieurs facteurs, entre autres :

  • l’âge et le poids de la personne ;
  • la quantité absorbée et la fréquence de consommation ;
  • la durée d’utilisation ;
  • le mode d’administration ;
  • le milieu ambiant ;
  • les antécédents médicaux ou psychiatriques ;
  • la prise simultanée d’alcool ou d’autres drogues (illicites, sur ordonnance, en vente libre ou à base de plantes).


La sensation causée par le GHB ressemble à celle que peut procurer l’alcool. À petite dose, on se sent plus sociable, moins inhibé et un peu étourdi ; une dose légèrement supérieure augmente ces effets ou provoque une certaine somnolence ; une dose un peu plus forte peut déclencher des nausées et des vomissements et une dose encore plus importante peut plonger dans un sommeil très profond. Une overdose peut provoquer des difficultés respiratoires, un ralentissement du rythme cardiaque et des convulsions, voire la mort.

Avec le GHB, la différence entre une dose procurant l’effet désiré et une dose mettant l’usager en danger est minime. Et quand on dépasse un tant soit peu la dose, l’issue peut être fatale.

La prise de GHB peut également occasionner confusion, pensées inaccoutumées et perturbatrices, et dépression. 

Quelle est la durée des effets ?

Les effets sont ressentis de dix à vingt minutes après la prise du GHB et ils peuvent durer jusqu’à quatre heures, selon la dose ingérée.  

Le GHB est-il dangereux ?

Oui, le GHB est dangereux pour plusieurs raisons.

Le GHB étant illégal, il n’existe aucun contrôle sur sa puissance et sa pureté. Les produits vendus sous la dénomination de GHB contiennent souvent des drogues inconnues ou d’autres excipients qui peuvent être toxiques. Il est donc impossible de connaître la quantité de GHB contenue dans une solution donnée ou la dose qui n’est pas dangereuse.

On peut facilement absorber trop de GHB et faire une overdose. Et quand on combine du GHB à de l’alcool ou à d’autres drogues, on intensifie ses effets et le risque d’effets toxiques et d’overdose s’accroît. De fait, les décès signalés résultent le plus souvent de la prise concomitante de GHB et de drogue ou d’alcool.

Le GHB est un sédatif puissant, entraînant un sommeil très profond qui peut durer plusieurs heures et durant lequel la personne peut vomir et s’étouffer. Au cours de ce sommeil, des troubles respiratoires et des convulsions peuvent se produire. Il n’est pas rare que des personnes qui ont pris du GHB se réveillent à l’hôpital, des amis ou des membres de leur famille alarmés les ayant fait transporter au service d’urgence.

Lorsque le GHB est sous forme liquide, il est facile de l’ajouter discrètement aux boissons. Or, en plus de ses effets sédatifs qui empêchent les victimes de résister à une agression sexuelle, le GHB peut aussi entraîner une amnésie ; ainsi, une fois les effets de la drogue dissipés, la personne n’aura aucun souvenir de ce qui s’est passé.

Le GHB peut également présenter des interactions dangereuses avec certains médicaments comme les inhibiteurs de protéase utilisés pour traiter le VIH.

En outre, étant donné les effets sédatifs du GHB, il est particulièrement dangereux de conduire après en avoir pris, car on risque de s’assoupir brusquement. Quand on est sous l’effet du GHB ou de toute autre drogue et qu’on conduit ou qu’on fait fonctionner une machine, on s’expose – et on expose autrui – à des accidents. 

Le GHB peut-il créer une dépendance ?

Oui. La dépendance se manifeste par une consommation de GHB plus fréquente que le sujet ne le voudrait et par le fait qu’il continue à en consommer malgré ses effets néfastes. La consommation régulière de GHB peut aussi entraîner une accoutumance (il faut en prendre davantage pour obtenir l’effet désiré) et elle peut également provoquer une dépendance physique, ce qui signifie qu’un arrêt soudain peut entraîner des crises d’angoisse, des tremblements, de l’insomnie et d’autres effets incommodants et potentiellement dangereux, dont l’hypertension et la paranoïa accompagnée d’hallucinations. Les personnes qui présentent une dépendance physique doivent s’adresser à leur médecin avant d’entreprendre un sevrage. L’arrêt subit du GHB peut être fatal. 

Quels sont les effets à long terme du GHB ?

L’overdose peut résulter en un coma profond, entraînant des effets neurotoxiques sur le cerveau, surtout si c’est le cas de jeunes, le cerveau se développant encore à cet âge. Cependant, il faudra faire d’autres recherches pour mieux évaluer les effets à long terme du GHB. 

 

D’après Vous connaissez... Le GHB », © 2001, 2013 Centre de toxicomanie et de santé mentale

 
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