SCDSEO 2011: Le tabagisme chez les adolescents atteint son niveau le plus bas; toutefois, les excès occasionnels d’alcool
et le nombre de jeunes qui prennent le volant après avoir consommé du cannabis demeurent préoccupants
Pour diffusion immédiate : Toronto, le 29 novembre 2011 – En Ontario, le nombre d’adolescents qui fument la cigarette n’a jamais été aussi bas – une bonne nouvelle que relativisent
les préoccupations persistantes au sujet des excès occasionnels d’alcool et de la conduite sous l’effet du cannabis. C’est
ce qui ressort du Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSEO) 2011, dont les résultats
ont été rendus publics aujourd’hui par le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH). Le SCDSEO, auquel ont participé
9 288 élèves de l’Ontario de la 7e à la 12e année, est le plus ancien sondage mené auprès d’adolescents en milieu scolaire au Canada.
« Nous avons été agréablement surpris de constater que la consommation faite par les élèves de la plupart des substances intoxicantes
suivies dans ce sondage avait décliné au cours des dix dernières années, même celle des substances qui avaient toujours fait
l’objet d’une forte consommation, a déclaré le Dr Robert Mann, chercheur principal à CAMH et chercheur principal du sondage. Le fait le plus remarquable est que la proportion
d’élèves qui fument la cigarette est passée de 12 %, lors du dernier sondage de 2009, à 9 %, ce qui est le taux le plus bas
depuis 1977. En outre, la proportion d’élèves consommant du cannabis est passée de 26 à 22 %. Toutefois, certaines inquiétudes
persistent : c’est ainsi qu’un élève sur huit (13 %) a signalé l’existence de symptômes liés à une consommation problématique
de drogue; et parmi les élèves qui boivent, un tiers ont déclaré avoir bu d’une façon qui présentait un risque pour leur santé
ou leur sécurité, le préjudice ayant été établi au moyen d’un questionnaire validé. ». Un élève sur six (16 %) a déclaré avoir,
au moins une fois au cours de l’année écoulée, été sous l’influence de l’alcool ou de drogues à l’école.
Alcool
Le sondage a révélé que l’alcool était la substance intoxicante consommée par le plus grand nombre d’élèves, 55 % des élèves
interrogés ayant déclaré avoir bu de l’alcool au cours de l’année. Si le taux d’excès occasionnels d’alcool est passé de 28 %
il y a 10 ans à 22 % à présent, cela représente quand même 223 500 élèves du secondaire qui ont bu cinq verres ou plus par
occasion au moins une fois par mois. Et 5 % des élèves ont déclaré avoir fait un excès d’alcool à quatre reprises ou plus
au cours du mois écoulé. « Il est particulièrement inquiétant qu’environ un élève sur dix (9 %) ayant signalé avoir bu d’une
façon qui présentait un risque pour sa santé ou sa sécurité ait également indiqué avoir des troubles psychiques importants »,
a commenté le Dr Mann.
Chez les jeunes, l’alcool est la principale cause des blessures, des traumatismes et de la mort en raison de la conduite en
état d’ivresse et d’autres comportements à risque. D’après le sondage, on estime que 175 600 élèves (18 %) qui boivent le
font d’une façon qui présente un risque pour leur santé ou leur sécurité et d’ailleurs, un élève sur dix a déclaré s’être
blessé ou avoir blessé quelqu’un parce qu’il avait bu. C’est chez les élèves des 11e et 12e années que ces comportements étaient les plus fréquents, et l’on n’a pas relevé de différences entre garçons et filles à
ce chapitre.
Conduite sous l’emprise d’alcool ou de drogues
Sept pour cent des adolescents détenteurs d’un permis de conduire ont déclaré avoir pris le volant dans l’heure suivant la
consommation de deux verres d’alcool ou plus, ce qui représente 21 500 élèves. En outre, un élève sur quatre (24 %) a déclaré
avoir été à bord d’un véhicule conduit par quelqu’un qui avait bu.
« L’incidence de la conduite en état d’ivresse a baissé de 5 % depuis le dernier sondage et la comparaison avec la fin des
années 1970 et le début des années 1980 est encore plus révélatrice, puisqu’à ce moment-là cette incidence atteignait 46 %,
a précisé le Dr Mann. Cette forte baisse sur le long terme indique un changement d’attitude à l’égard de la conduite en état d’ivresse. »
Pour la première fois, on a demandé aux élèves s’il leur était arrivé de conduire une motoneige, un bateau à moteur, une motomarine
ou un véhicule tout-terrain après avoir consommé de l’alcool, et 7 % d’entre eux ont déclaré l’avoir fait au moins une fois
au cours de l’année.
La conduite sous l’emprise de drogues constitue un autre sujet de préoccupation. En effet, un plus grand nombre d’élèves ont
signalé avoir conduit après avoir pris du cannabis que d’élèves ayant signalé avoir conduit en état d’ivresse. Douze pour
cent des adolescents détenteurs d’un permis de conduire ont déclaré avoir pris le volant dans l’heure suivant la consommation
de cannabis et 16 % des élèves ont déclaré avoir été à bord d’un véhicule conduit par quelqu’un qui avait pris de la drogue.
Différences régionales
Les élèves de la région de Toronto se situaient en dessous de la moyenne provinciale pour la consommation d’alcool, de cannabis
et de cocaïne et pour les excès occasionnels d’alcool. Les élèves de la région du Nord se situaient en dessus de la moyenne
provinciale pour la consommation de ces substances. Quant aux élèves de la région de l’Est, ils ne s’écartaient de la moyenne
provinciale pour la consommation d’aucune substance intoxicante.
Autres faits saillants
- En Ontario, 8 900 élèves ont déclaré avoir suivi un programme de traitement de l’alcoolisme au cours de l’année.
- Incluses dans le sondage pour la première fois cette année, les boissons énergisantes fortement caféinées arrivaient au deuxième
rang pour la consommation de substances intoxicantes, 50 % des élèves en faisant usage.
- La consommation des analgésiques opioïdes a été de 14 %, par rapport à 17,85 % en 2009.
Relations avec les médias : Michael Torres, CAMH; 416 595-6015
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Réalisé par CAMH, le Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSEO) est le plus ancien
sondage mené auprès d’adolescents en milieu scolaire au Canada, et il n’y a qu’un autre sondage du même type en Amérique du
Nord qui remonte à plus longtemps. Entre octobre 2010 et juin 2011, 9 288 élèves de la 7e à la 12e année, répartis dans 181 écoles, ont participé au SCDSEO, qui a été administré par l’Institut de recherche sociale de l’Université
York. Ce sondage a été réalisé avec le soutien financier de HMV Canada.
Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) est le plus important hôpital d’enseignement dans les domaines de la toxicomanie
et de la santé mentale au Canada, ainsi que l’un des principaux centres de recherche au monde dans ces domaines. CAMH intègre
les soins cliniques et la recherche ainsi que les activités d’éducation, d’élaboration de politiques et de promotion de la
santé afin de transformer la vie des personnes touchées par les problèmes de toxicomanie et de santé mentale.
Affilié à part entière à l’Université de Toronto, CAMH est un Centre collaborateur de l’Organisation panaméricaine de la Santé
et de l’Organisation mondiale de la Santé.